La dogmatique n'a pas la même importance en islam que dans le christianisme. Il n'y a d'ailleurs pas à proprement parler de dogmes en islam. Les disciplines reines  de la théologie islamique  sont le commentaire coranique et le fiqh (réflexion juridico-éthique).

Il existe cependant plusieurs écoles théologiques en islam. Les plus importantes sont (à part les écoles chiites): le mu'tazilisme, l'acharisme et le hanbalisme. Les deux premières se sont opposées historiquement sur les questions de la prédestination et de l'interprétation des anthropomorphismes du Coran. Le hanbalisme, quant à lui, se méfie de toute spéculation théologique. Il a une position fidéiste: il convient de parler de Dieu de la manière dont Il a parlé de Lui-même dans le Coran.


Le credo islamique porte sur Dieu, les anges, les livres révélés, les prophètes et le jugement dernier.

Il n'y a pas de confession de foi unique, mais chaque grand théologien a donné la sienne. L'une des plus classiques dans le sunnisme est la confession de foi de Shams al-dîn al-Dhahabî (1274-1358) et celle de Ghazâlî.

 

 

Du point de vue de l'histoire des religions, l'islam est un monothéisme personnel radical, par opposition, par exemple, à l'hindouisme qui est un monothéisme impersonnel, et au christianisme qui est un monothéisme personnel incarnationniste.

Monothéisme personnel veut dire que Dieu y est représenté comme une personne (non humaine). Monothéisme radical veut dire que Dieu est infrangible (indivisible) (voir Coran 112.2). Pour plus de détails, voir ici.

 

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