Le pèlerinage commence par le rite de la sacralisation (ihrâm). Il s'agit de présenter à Dieu un corps sacralisé, et non le corps profane.

 Les cérémonies commencent à partir du moment où l'on a franchi les bornes qui marquent la limite du territoire sacré (mawâqît)

 

Comme dans tout acte religieux musulman, il faut d'abord manifester clairement son intention d'accomplir le rite en question; c'est la pureté de l'intention (niyya).

Puis ce sont les ablutions. Normalement ce devraient être les ablutions majeures. En général, cela cela est impossible aux différents mawâqît. On se contente donc des ablutions mineures.

La sacralisation est complétée par les pratiques suivantes:

  • on se rase les poils du pubis et des aisselles

  • les hommes se coupent les moustaches, sans cependant se les raser complètement. C'est une préparation du sacrifice de la chevelure, que l'on accomplira à la fin de la cérémonie.

  • On se coupe les ongles

  • Et surtout, on change de vêtements (ce qui est un rite de paasage, cf. les prêtres qui mettent les habits liturgiques). Ce vêtement le même pour tous les pélerins. Il est de couleur blanche (la couleur de la pureté primitive), et est composé de deux parties: une pièce d'étoffe autour des reins, une autre jetée sur les épaules. Cet habit n'est pas cousu. Le pèlerin reste tête nue et porte des sandales.

 Pendant l'état de sacralisation, les tabous suivants ont cours:

  • il est interdit de se couper les cheveux et de se tailler les ongles

  • il est interdit de se parfumer, les parfums faisant partie du prélude aux relations sexuelles

  • il est interdit d'avoir des relations sexuelles

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